Je range ce billet dans la catégorie "l'enquête itinérante", à défaut de savoir où le mettre, il y a de tout, des gens, de l'aventure, des considérations diverses sur le pays et son agriculture, le voyage quoi ! Là, si, quoi que vous en disiez, c'est long, mais j'ai pris trop de retard de publication, alors vous lirez ça en plusieurs fois, hein.
Me voici donc à nouveau seul, au départ de Cochabamba. J'aurais pû partir avec Jeff, que je retrouverai à La Paz, mais je trouve que voyager à plusieurs n'est pas très propice aux rencontres, et ce n'est pas ce que lui recherche. Je pars en fin d'après-midi, voulant m'isoler, sortir de la ville, je campe le soir caché près d'une rivière, au pied d'une montée s'anonçant sévère. En effet, et je ne croyais pas autant ! Parti du campement à 2000 mètres, 35 km plus loin, exclusivement de montée, j'arrive à un pic à 3800 où je déjeune - il y a des espèces de restaurants pour camionneurs, mais n'oubliez pas que c'est la Bolivie, effacez toute image mentale que vous pouvez vous faire des restaurants routiers. En fait, après ça, la route descend bien un tout petit peu, mais repart de plus belle pour arriver à 4100 mètres. Ouf, je suis naze, je ne suis jamais arrivé à vélo aussi haut de ma vie, j'ai fait la plus grosse montée de ma courte carrière de cycliste ! Petite photo souvenir. Je peux redescendre sereinement.... Jusqu'à 3500 mètres, où la route se remet à monter à nouveau. Là, je suis un peu rageux, je commence à avoir du mal à grimper, mais je me dit que je passerai coûte que coûte ce col aujourd'hui. J'arrive dans le coin des 4200 mètres, la route à l'air de grimper indéfiniment, l'air se fait rare et il est tard... Il y a un beau chaos rocheux pas loin de la route, un parfait endroit pour camper.
Il a fait froid, cette nuit à 4200 mètres, une couche de glace due à la condensation de l'humidité s'est formée sur l'intérieur de ma tente. Mais quelle sensation de liberté à voir le lever du soleil au milieu des montagnes, comme seul au monde ! Ma tête se sent légèrement compressée, effet de l'altitude. Petit déjeuner solitaire à regarder le soleil éclairer peu à peu tous les rochers. Je repars. Sur la route, je croise plusieurs convois de mules portant des sacs de denrées agricoles - principalement des patates - qui vont dans le même sens que moi. Pas peu fier, je double un paysan bolivien à vélo malgré tous mes bagages, c'est la vengeance pour tous les gringos qui se font systématiquement tracer par les cholitas sur les chemins d'altitude boliviens ! Les gens habitent haut, dans ce pays. Je comprends plus loin le pourquoi de ces déplacements : à Confital, village consistant en deux lignées de maisons de chaque côté de la route, zone de péage pour camions, se tient une petite foire agricole. Les paysans échangent entre eux des produits et en vendent aux routiers, qui iront les revendre à d'autres intermédiaires, et les patates se retrouveront sans doute vendues par des cholitas sur les marchés de La Paz...
Je prends un second petit déjeuner dans un petit restaurant, des routiers sont en train d'entamer leur dixième bouteille de bière, histoire de se donner le courage pour continuer la route. Je n'ose pas penser à la quantité de chauffeurs ivres morts qui m'ont doublé dans ce pays ! On entame la discussion - je n'aime pas beaucoup discuter avec des saoûlards mais bon - en apprenant que je suis en partie chilien, que je voyage à vélo "pour connaître", sur fonds propres, gros doute de leur part... Un se penche vers son voisin et lui souffle à l'oreille : "c'est un espion !", et à voix haute : "elle te file combien, euh, comment elle s'appelle, la Bachelet ?" Faut dire que les boliviens n'aiment pas beaucoup les chiliens, qui les ont privés d'accès à la mer lors de la guerre du Pacifique, vers 1885, en en faisant un pays enclavé. De toutes façons, la Bolivie s'est fait piquer du territoire de partout, en grosse partie par le Brésil, et n'a jamais gagné une guerre... Ça n'empêche pas le patriotisme exacerbé, comme dans tous les pays du continent, et l'armée "nationale et patriotique" est une composante importante de la révolution d'Evo Morales, défilant à côté des 35 éthnies indigènes reconnues par la nouvelle constitution. Drôle de mélange.
Ce n'est pas le tout, mais la route continue à monter. Je fais encore une pose avec des ouvriers qui entretiennent le chemin. Je leur demande combien ils gagnent : 60€ par mois, je fais un rapide calcul, c'est compliqué rien que pour donner à manger à leur famille, et en effet à côté de ce travail ils cultivent évidemment leurs champs ! Enfin, un panneau indique : "La Cumbre" (le sommet), 4496 mètres d'altitude. Photo à nouveau, et c'est parti pour la vraie descente sur l'altiplano ! Juste en passant cette ligne de crête, un vent fort et glacé en provenance de l'altiplano m'accueille, qui m'accompagnera sur toute la descente et plus encore, je dois me rhabiller en vitesse. Je me rends compte que la vallée de Cochabamba était vraiment une zone au climat doux et propice à l'agriculture, on pouvait se promener en short-t-shirt à plus de 3000 mètres, l'hiver bien entamé. Du côté de l'atiplano, les paysans plantent les champs de céréales à l'intérieur d'enclos en pierre, pour protéger les épis du vent et élever un peu la température. Forcément, les haies végétales ont peu de chances de pousser par ici...
Et je me retrouve sur l'altiplano, à 3800 mètres d'altitude. C'est haut, plat (suprise !), sec et ventu (vent de face de préférence). Une vraie pampa, quoi, avec sa route en ligne droite et les villes que l'on voit interminablement arriver.... Ça me manquait presque. Joies supplémentaires par rapport à l'argentine : les rayons UVs qui attaquent sauvagement (sous les tropiques + altitude), et la température qui tombe à pic à l'ombre et la nuit tombée. Bon, si on se le prend avec un état d'esprit mélancolique, ça passe très bien, seul au milieu de cette plaine désertique, avec un lumière spéciale au moment du coucher du soleil (écouter du Eric Satie ou du Syd Matters).
Dodo dans un hôtel-restaurant à Caracollo (2€ la chambre double...), les propriétaires sont très sympas, le fils, Pablo, va devenir ingénieur dans le gaz et étudie au Vénézuela (bourse donnée par Hugo Chavez), c'est la grosse ascension sociale. On sympathise et discute pas mal du Vénézuela, de la Bolivie, de leurs politiques... Comme beaucoup de boliviens, il est très fier que son pays soit un des plus riches culturellement parlant du continent, et est heureux qu'Evo Morales ait revalorisé la culture indigène, donné un statut officiel à ses langues, Quechua et Aymara en tête. Ce n'est pas du tout le cas du Vénézuela, qui a peu de culture propre. Il fait un reproche souvent rêpété à l'égard de Chavez : il se comporte en simple exportateur de matière première pour financer ses programmes sociaux, au lieu d'investir dans le futur. Et il trouve que la Bolivie aussi devrait s'industrialiser, qu'il s'est bien rendu compte, maintenant qu'il a voyagé, que le pays est vraiment extrêmement pauvre. Mais comment concilier modernité, industrialisation, avec sauvegarde de la culture indigène très paysanne, au sein du même pays, n'est ce pas contradictoire ? Pas de réponse...
Plus loin, un paysan me fait signe du bord de la route. Il est en train de couper son champs d'orge, environ une hectare ou deux de forme irrégulière, destiné à faire du fourrage pour les animaux. L'altiplano, c'est beaucoup d'élevage, moutons en tête (résistantes, les braves bêtes fournissent de la viande et de la laine pour tisser des vêtements), un peu de vaches, un peu de lamas (super viande avec zéro cholestérol !), des cultures fourragères, et des cultures alimentaires pour l'autoalimentation (principalement des patates, un peu de kinoa...). Bon, le paysan, il coupe son champ à la serpe à main. Il me laisse essayer un peu, ce n'est pas facile, il faut saisir une gerbe, plier l'épi et le couper à la base avec un mouvement rotatif, jeter la poignée sur le tas en formation, et recommencer... Lui, il y arrive parfaitement avec une vitesse impressionnante, je m'étonne toujours de la rapidité et de la précision que peut attteindre le travail manuel dans les champs. J'ai presque envie de lui dire qu'en Europe, on a laissé tombé la serpe il y a quelques siècles et qu'on a inventé un truc vachement pratique ensuite, la grande faux... Mais il doit y avoir des raisons à faire un travail aussi pénible, peut-être que le grain est fragilement fixé à l'épi et que la faux provoquerait trop de pertes. De la même façon, j'avais un peu rigolé la première fois que j'ai vu un araire (un machin pré-médiéval qui ouvre des sillons), en me disant que la charrue (qui elle retourne carrément la terre, inventée au moyen-âge), c'est quand même plus efficace; mais il doit y avoir des raisons : insuffisance de la force de traction animale ? perte de la structure et de la fertilité du sol ? prix ? ils s'en fichent un peu des adventices et des rendements ? C'est marrant, depuis le temps que je suis en Bolivie, cette paysannerie manuelle, qui utilise peu la traction animale, la mécanisation et encore moins la motorisation est devenu un élément tangible de la réalité, et a même pris un certain air de normalité. On dirait presque que je suis revenu des dizaines d'années en arrière, mais non, on est en plein XXIème siècle. Dans les villes, à côté des écrivains publics à la machine à écrire, les adolescents jouent à Counter Strkike dans des salles de jeu en réseau (ordis super modernes mais pas d'internet !...
Deuxième nuit dans un hôtel à Patacamaya, l'altiplano ne donne pas envie de camper dehors, trop exposé aux regards et trop froid. Le lendemain, je n'ai plus qu'une centaine de kilomètres par la route principale pour arriver à La Paz. En se disant que c'est la plus grosse route du pays, qui ramène le trafic vers La Paz de toutes les autres grosses villes du pays comme des ports chiliens, et en regardant ce ruban d'asphalte à une voie de chaque côté assez peu fréquenté, on rigole. Mais j'ai envie de quitter un peu les "grosses" routes et de prendre les routes secondaires - excusez-moi les petits chemins en terre. Le meilleur chemin n'est pas le plus simple, que je me répête à galérer à nouveau sur un mélange de terre, de sable et de caillous, avec d'innombrables passages à gué mal goupillés, à arriver à des intersection en fourche sans aucune indication avec la boussole qui indique "entre les deux" ! (en même temps, le panneau d'indication en Bolivie est une construction mythique, même le plus gros noeud du pays où se rejoignent les routes vers La Paz, Oruro, Cochabamba et le Chili n'est pas fléché, alors...)
Peu avant le coucher du soleil, grosse merdasse : je me chie à un passage à gué et je dois mettre les deux pieds dans l'eau (gelée). Il faut absolument que je trouve un moyen de sécher mes chaussures pour le lendemain, et je perds vite la sensation de mes orteils (je vous ai déjà dit qu'il fait frisquette sur l'altiplano à 3800 mètres d'altitude ?). Il devrait y avoir un village dans quelques kilomètres, mais le temps d'arrivé donné par les paysans sur le bord de la route varie de 30mn à 2h ! Je n'y arriverai pas avec mes pieds gelés, j'avise une ferme et je fais profil bas, en demandant l'hospitalité. Il y a quatres petites constructions, je me dis qu'il y aura bien une place pour mon sac de couchage en intérieur, mais non, le propriétaire me dit qu'il n'y a pas de place pour moi et que je n'ai qu'à planter la tente dans la cour. Je n'ai pas vraiment le choix, je retire mes chaussures et mes chaussettes, je remets deux paires de chaussettes sèches et je commence à monter le campement, frigorifié, sous l'oeil amusé des trois enfants de la maison. Alors que j'avais trouvé qu'ils n'étaient pas très accueillants de premier abord, un des enfants m'amène un thé chaud et un bout de pain, on me prête des grosses chaussures et ils m'indiquent où est le four à pain pour que je mette mes chaussures à sécher devant. Tout va bien au final.
Plus tard, on m'amène encore un dîner chaud. Le repas classique bolivien est en deux parties : d'abord une soupe chaude, avec des patates, du riz, des pâtes ou de la kinoa et un petit bout de viande qui flottent dedans; puis un "segundo" qui parfois est un vrai plat avec de la viande, des légumes et des féculents, parfois beaucoup moins. Ici, le "segundo" est un bol rempli de tubercules cuits, miam. Je suis dans la zone d'origine de la patate ("la papa"), ils en ont des centaines de variétés (on ne sait jamais quoi acheter au marché), aux formes, couleurs et goûts variés. Souvent, ils transforment la pomme de terre en chuño : ils la déshydratent en la soumettant à une série de gels/dégels (pas compliqué, suffit de la laisser dehors) et en la piétinant, ce qui donne un petit bidule noir dehors et blanc dedans, qui peut se conserver pendant des années. C'est franchement dégueulasse à manger.
Le plus grand des enfants, Luis Alberto, 14 ans, est moins timide que les autres, il me propose une partie de foot dans la cour, bientôt rejoint pas son petit frère, c'est la pleine lune et on y voit comme en plein jour. Rapidement, je n'ai plus aucun souffle, je dois haleter comme un phoque pendant dix bonnes minutes pour reprendre ma respiration, ça les fait bien rigoler. Trop facile en même temps, un gamin de l'altiplano habitué au manque d'oxygène, contre un gringo qui vient de débarquer de 2000 mètres en dessous et qui vient de se faire une journée de vélo ! Je les invite (enfin ils s'incrustent, moi j'irai bien dormir) sous ma tente, ils sont curieux par tout ce qu'il peut y avoir dans mes bagages, surtout par l'appareil photo et le lecteur mp3. Je ne sors pas le mini-ordi portable, ça serait trop la fête, en revanche Luis Alberto joue aux échecs, alors je sors mon plateau de voyage et je lui mets une raclée (je ne suis pas trop méchant, je lui laisse prendre ma dame). Pendant ce temps son petit frère s'est endormi, allez les enfants au lit (surtout que moi aussi je veux dormir !)
La nuit fut glacée, le lendemain matin au lever du soleil l'eau est congelée dans les bouteilles et les chaussettes qui étaient trempées sont toutes raides. Heureusement qu'à Santiago du Chili j'ai échangé mon ancien sac de couchage contre un sac de montagne lourd mais chaud ! D'ailleurs, il faudra que je l'échange à nouveau en remontant au nord, après Cuzco, ça serait bien que je croise un voyageur qui lui va vers le sud.
Ce matin est l'occasion de mieux connaître la famille. Le père s'appelle Wilfried (!!), ou Willy. Il est revenu la veille de l'orient du pays, dans la zone de frontière avec le Paraguay et le Brésil, ou il travaille comme conducteur d'engins lourds. La Bolivie est en réalité coupée en deux. À l'occident, là où je suis à présent, une zone de montagne et d'altiplano, pauvre et indigène. A l'orient, une zone plane, au climat tropical, beaucoup plus blanche, ayant comme capitale Santa Cruz, qui base sa richesse sur la production agricole des énormes latifundios. L'orient essaye actuellement de faire secession face à la politique pro-indigènes d'Evo Morales. On y retrouve les mêmes caractéristiques qu'au Brésil et en Argentine : des propriétés de dizaines de milliers d'hectares, aux employés sous payés, très mécanisées mais pas forcément intensives, pratiquant la monoculture, avec des cultures en grosse partie destinées à l'exportation - blé, soja, etc. Pour ces gens là, il ne s'agit pas de nourriture, mais de business. Je me demande toujours comment, dans ce pays mais aussi plus généralement dans le continent, co-existent sur le même marché deux systèmes agricoles aux coûts par travailleur aussi différents. La réponse est multiple. D'une part les petits paysans ne sont pas placés sur les mêmes productions, et ne subissent donc pas directement la concurrence, même si il peut y avoir une substitution alimentaire de la part des consommateurs (patate de l'altiplano contre blé de l'orient, pour caricaturiser). Ensuite, ils pratiquent une agriculture principalement vivrière : ils mangent ce qu'ils produisent et ils produisent pour manger, ce qui les isole des circuits commerciaux. Mais l'autosubsistance absolue n'existe plus aujourd'hui, ne serait-ce que pour le besoin de renouveller l'outillage. Et les revenus tirés de la partie commerciale ne semblent pas leur permettre de se développer, ce qui contraint souvent à cumuler avec un deuxième travail, en ville ou comme travailleur agricole comme c'est le cas de Willy.
J'accompagne Willy pour remettre les vaches à pâturer (elles sont gardées dans l'enclos la nuit), chacune est attachée à son propre piquet. Comme la plupart des paysans de la zone, il n'a que dix hectares, à partager entrer les champs et les jachères à pâturer ! Enfin, que, c'est plus que beaucoup de paysans du monde, mais il faut aussi compter sur le fait qu'ici le climat est difficile. Luis Alberto me demande de tout prendre en photo, je m'exécute avec joie, généralement je n'ose pas prendre des photos des gens même si j'en meure d'envie. La famille, les animaux, le grand-père, le petit frère, le voisin, etc... Bon, je leur renverrai les photos imprimée d'une façon ou d'une autre de La Paz.
Je repars de chez eux après le repas du matin. Je me sens en pleine forme, j'en profite pour bien avancer. A l'entrée d'un village, un bus n'arrive pas à passer par dessus un ruisseau, il y a trop de pierres et de pente pour en sortir, le conducteur fait descendre les passagers et donne une pioche à l'un deux pour qu'il améliore un peu le chemin, tout le monde retient son souffle pendant que le bus passe à vide, puis les passagers remontent dedans ! C'est parfois du grand n'importe quoi, ce pays !
En réalité, il n'y a rien de très spécial à raconter ce jour là, c'est juste beau, les lamas, la cordillère eneigée dans le fond de l'altiplano, je me fais plaisir sur quelques passages un peu plus VTT, prends quelques bonnes photos, parle un peu avec des paysans... J'arrive à la fin du jour à Viacha, où reprend la route asphaltée, je fais de nuit les trentes derniers kilomètres qui me séparent de La Paz. Le traffic d'El Alto, la grosse banlieue de La Paz située sur l'altiplano, est complètement cinglé. La Paz est au fond d'un canyon 500m en contrebas, on y arrive en serpentant par les 12km de l'unique autoroute du pays. J'y retrouverai Marion, FrançoiX et Aurélien, trois compagnons de l'agro, mais c'est une autre histoire...
















































Donc j’ai entre autres été accueilli dans une petite fazenda dans l’état de São Paulo par le gérant, Hamilton. Quand je dis petite, c’est 600ha, trois fois rien ici où certaines fazendas comptent plusieurs dizaines de milliers d’hectares[
Tout est effectué à la main, sauf la traite qui est partiellement mécanisée, la main d’oeuvre coûtant moins cher que les machines. Du reste, c’est intelligemment mené : le premier troupeau crée beaucoup de valeur ajoutée mais est intensif en travail, tandis que le deuxième permet de valoriser au maximum les pâturages sans presque nécessiter de soins.
